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Discours introductif - Séance publique du 17 octobre 2005


Mesdames, Messieurs, chers Collègues, Monsieur le Président,

En ce jour de deuxième Décision budgétaire Modificative, je tiens tout d’abord à appuyer les propos de mon collègue Joé Triché. Il n’y a pas qu’à Romilly que des Auboises et des Aubois souffrent d’une mondialisation non maîtrisée. Il me semble donc qu’une réorientation du budget pour palier ces problèmes devrait être étudiée. A Sainte-Savine des difficultés d’emploi sont à prévoir chez Nief-plastique, ex-Valéo, qui produit entre autres des commodos de voitures. On cherche à aligner les prix sur des lieux où le SMIC est 5 à 10 fois moins élevé que chez nous...

Mais l’essentiel de mon intervention portera aujourd’hui sur un autre sujet d’actualité : l’hôtel du département, abordé sous l’angle énergétique. Mais je me dépêche, car nous sommes un des rares départements où le temps d’intervention est limité en ouverture de séance...

La hausse du prix du pétrole et le réchauffement climatique, voici deux raisons pour rechercher impérativement la sobriété et l’efficacité énergétique.

Je rappelle que le baril de pétrole est actuellement entre 60 et 65 $ le baril, après avoir atteint les 70. Il atteindra les 100 $ avant 2010, moment où il va commencer à se faire plus rare. Nous commençons donc à entrer dans un monde différent où la maîtrise de l’énergie et la baisse de dépendance par rapport aux énergies fossiles devient une priorité.

Ajoutons à cela un récent rapport de l’Office National des Effets du Réchauffement Climatique qui indique que le réchauffement était de 50 % plus important en France que la moyenne planétaire, notant au passage que les canicules de type 2003 deviendront la norme après 2050. Et voici une raison supplémentaire pour rechercher impérativement la sobriété et l’efficacité énergétique.

Dans le bâtiment, la solution existe depuis déjà plus de 10 ans, elle s’appelle ARCHITECTURE BIOCLIMATIQUE.

Lors de la séance du 28 mai, le président du Conseil général avait déclaré être favorable à un hôtel du département économe en énergie et en rejets.

Or qu’en est-il aujourd’hui que le permis de construire a été déposé ?

Pour répondre à l’Association Sauvegarde et Avenir, la hauteur a été quelque peu rabaissée et la verrière serait totale.

Mais ça ne répond absolument pas aux considérations énergétiques.

Le principe premier de l’architecture bioclimatique est l’utilisation de l’orientation par rapport aux éléments naturels ( qui sont par essence gratuits ) : baies vitrées au sud, protégées du soleil d’été / isolation et protection au Nord et à l’Est pour la pluie et le vent.

Dans le projet déposé, on a tout le contraire. On me répondra qu’il est possible de mettre du vitrage faible émissivité. Mais celui-ci coûte 100 € le m², soit cinq fois ce prix avec la pose. Il en faut bien maintenant au moins 2000 m², vu qu’il y a une verrière totale. Je vous laisse faire la multiplication... ça pour être économe, ça va être économe.

Deuxième point, la verrière en été. Quand on prévoit une véranda ou une verrière dans une architecture bioclimatique, il y a un circuit d’air pour réchauffer le bâtiment en hiver, et des systèmes pour ne pas étouffer en été. Bref, tout ceci est conçu dès l’origine du projet et les gains énergétiques sont réels. Et il n’y a pas de nécessité de climatisation si la conception intègre cette donnée. Dans le projet déposé, il va y avoir cette nécessité. Mais c’est contraire à toutes les préconisations des spécialistes qui se sont penchés sur l’effet de serre. Avec la clim, on a plus frais à l’intérieur, mais les calories sont rejetées à l’extérieur, contribuant à augmenter le phénomène contre lequel on tente de se protéger.

Concernant le projet déposé durant l’été, je n’ai pas constaté de modification significative en matière de maîtrise de l’énergie.

Enfin, dernier point, on pourrait quand même réduire l’impact de ce bâtiment projeté avec des capteurs solaires sur le toit ou avec un chauffage au bois.

Mais là encore, je ne vois rien de nouveau.

Où est la nouvelle chaufferie ?

Pourtant le bois est l’énergie la moins chère au m² de surface. Je vais me livrer à un rapide calcul. Le bois revient à 2 c d’euro le Kwh. Si on suit la réglementation RT 2005 on ne devra pas dépenser plus de 100 Kwh par m², soit 1 Million de KWh par an pour les 10 000 m² nouveaux. Cela va donc coûter 20 000 € d frais de chauffage par an. Si on chauffe avec du gaz, cela coûtera le double avec du fuel le triple.

En conclusion, je n’ai pas constaté de modification significative en matière de maîtrise de l’énergie.

De la même manière, sans réel changement, on a mécontenté l’Association Sauvegarde et Avenir. Et on n’a réussi qu’à créer une nouvelle association défavorable au projet.

C’est donc avec plaisir que j’apprends qu’une réunion spécifique sur le projet d’extension de l’hôtel du département est prévue. Et je vous demande, Monsieur le Président si elle est publique.

Merci chers Collègues de votre sens de l’ouverture et de votre capacité d’écoute.

Dernier point, je dépose un vœu intitulé "soutien du Conseil général de l’Aube aux Députés européens pour une chimie sans toxique". Et je souhaite qu’il ne suive pas le même chemin que celui en faveur de l’apiculture auboise.

Mesdames et messieurs, merci de votre attention.

mise en ligne le mercredi 9 novembre 2005 , par Pascal Houplon Sans logo .


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